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poèmes

Samedi 14 janvier 2006

 

 

Forme tes vers en arpèges,

 

Tu tiens les rimes au bout de ta plume,

 

Donne la parole à la muse

 

Amuse-toi à faire des phrases,

 

Qui se rejoignes sans maquillage

 

Donne un sens à l'histoire

 

Conjugue le verbe espoir

 

Ce soir tu tiens dans tes mains

 

Les rimes d'un instant.  

 

 

Par J.F. meslin
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Samedi 14 janvier 2006

 

 

 Si tu te réveilles avec un mal de dos,

 Si tu d'endors devant la télé,

 Si tu n'as plus qu'un chat à aimer,

 C’est que tu deviens vieux.

 

Si tu ne supportes plus le bruit des autres,

 Si tu t'assois sur un banc de square,

Sans regarder les femmes qui te croisent,

 C’est que tu deviens vieux.

 

Si le téléphone ne sonne plus,

 Si tu attends la visite de tes enfants,

 Si le soir, tu dînes d'une soupe fade,

 C’est que tu deviens vieux.

 

Si tu vis dans tes souvenirs,

 Si tu parles à des photos jaunies,

 Et ressasses de veilles chimères,

 C’est que tu deviens vieux.

 

 

Si tu crains d'ouvrir ta porte à des étrangers,

 De peur qu'ils te volent tes économies,

 Si tu comptes tes dépenses avec parcimonie,

 C'est que tu deviens vieux.

 

Si le cimetière est le seul but de ta promenade,

 Si tu n'as plus qu'une tombe à visiter,

 Et tu pries le ciel pour t'y endormir,

 C’est que tu es devenu vieux

 

(atypique-Editions) 

 

 

Par J.F. meslin
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Samedi 14 janvier 2006
Je me prépare pour le grand voyage,
La vie me fut qu'un long mirage,
Que je quitte sans dommage.
Je vivrais sur des nuages,
Je ne suis que de passage,
Je pars sans bagages,
Au pays des orages,
Comme un enfant sage,
J'écouterais la musique des anges
 
 
Où sont mes tempêtes d'autant ?
Ou fière sur le pont, j'affrontais les orages.
Je sentais le roulis, le tangage.
Ver des horizons plus cléments.
Je tenais ferme le gouvernail.
Face aux vents, je traçais ma route.
Aujourd'hui, face au port,
J'ai peur de m'endormir,
Dans des eaux calmes sans saveur.
Plus de houles, plus d'embruns,
Qui donnait saveur à ma vie.
Où sont mes tempêtes d'autant
Par J.F. meslin
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Samedi 14 janvier 2006

Vie

 
 
Saisir ses mains, sentir sa chaleur.
Embrasser sa bouche, toucher sa peau.
Les sens en éveil,
Prendre comme une gourmandise
Tous les trésors offerts
La vie.
 
La regarder vivre, la regarder souffrir.
S'enivrer de sa voix.
De la musique de ses paroles,
L'entendre crier au scandale du malheur,
 La guerre, l'amour, elle s'en défie.
La vie.
 
Mon sixième sens me le répète sans cesse.
Je l'aime encore et pour toujours.
Je sais qu’un jour elle m’abandonnera,
Au bord du chemin, elle me donnera la mort.
Mais je l'aime quand même.
Ma vie.
 
 
Par J.F. meslin
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Samedi 14 janvier 2006
Air de jazz
Trompette dans le soir,
Air de jazz dans le noir,
Sur la butte Montmartre
Longue plainte sans espoir,
Trompette au souffle hésitant,
Laisse choir ses notes sur le trottoir
Le rue des Abbesses résonne
De la plainte monocorde du jazzman,
Qui réclame un peu de chaleur en échange
À des passants pressés de retrouver leur toit
 
 
 
 
Inspiration
L'inspiration est chose bien étrange,
Quand la muse se met en tête de me lancer un air de jazz,
Je ne sais plus si c'est Jengo ou Sydney.
Il n'est pas besoin de lire Prevers ou d'autres poètes,
Ni de peindre comme Lautrec,
j'entends leurs voix, leurs musiques, leurs chansons,
courir au cœur de Montmartre
La Goulue, Le désossé, en fantômes dégingandés
Me poursuivent dans les rues montantes,
Dans les méandres de ma mémoire.
Les chansonniers en échos,
Chantent leurs ritournelles
Place Blanche où rue Lepic, à Pigale, au Moulin Rouge,
Oui, l'inspiration est chose bien étrange,
Quand le soir, le soleil se couche, sur Montmartre.
 
(Sacré-cœur)
Par J.F. meslin
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Dimanche 15 janvier 2006
 
Le vent souffle dans ma mémoire
 Me dit je la rejoindrai un jour
 Dans un autre univers.
 J'entendrai à nouveau sa voix
 Murmurer je t'aime à mon oreille
 Je reverrai son doux sourire
 Son corps chastement dévêtu
 J'embrasserai sa bouche
 Comme aux temps ou elle vécu.
 Ma pensée se berce du fol espoir
 Qu'elle se réveillera un jour, de ce long couloir
 D'aucun appelle le néant, la mort.
 Le vent souffle dans ma tête
 Ravive ma mémoire...
 
Par J.F. meslin
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Dimanche 15 janvier 2006
Le petit poète, tête en l'air,
Oublia son chapeau,
Sa canne et son manteau.
La tête dans les nuages,
Il jouait avec les mots.
Conjuguais le verbe aimer,
Au présent, au futur, sans penser,
Qu'il sortait, oubliant son chapeau,
Sa canne et son manteau.
Atchoum n'est pas un verbe conjugué.
Petit Poète tu ferais mieux de te couvrir,
Si non tu chercheras tes rimes,
En grippe et aspirine
 
Par J.F. meslin
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Dimanche 15 janvier 2006
 
Silence on tourne !
On tourne le film de ta vie petit,
Non pas celle que tu souhaites
Mais ta vie réelle, celle de tous les jours.
Oui, l’ennuyeuse, avec ses emmerdes,
 
Silence on tourne !
Ta vie telle qu’elle est,
En costume cravate
À courir d’un travail à l’autre. Là tu as le choix,
Dans les embouteillages ou dans le métro,
Payer ton loyer, tes impôts.
 
Silence on tourne !
Non la femme qui est à ton bras
N’est pas actrice de cinéma, ni top-modèle.
Tu te contentes de les admirer,
Dans les magazines à deux sous.
 
Silence on tourne !
Non pas le droit de rêver !
Ni d’écrire ni de penser,
D’autre le font mieux que toi.
Laisses les dire…
Même s’ils racontent des bêtises,
Ils ont fait des études pour ça !
 
Allez petit, ne pleure pas,
C’est l’heure de ta naissance.
Ta maman t’attend….
Elle t’aime déjà.
Silence… On tourne…
 
(Les cahiers de la poésie N°2)
Par J.F. meslin
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Dimanche 15 janvier 2006
 
 
Avoir des boutons,
Apprendre ses leçons,
 
Vivre sans façon,
Dans une chambre sans balcon.
 
Se faire traiter de petit con,
Par des filles en caleçon
 
Rêver à l’amour passion,
La tête sous un polochon.
 
N’écoute pas les violons
N'aime plus les bonbons.
 
S’en vont avec leur baluchon.
Rejoindre une Manon,
 
Mais vont pleurer aux moindres bobos,
Dans les jupons,
De leur maman…
 
 
Cahier de la poésie N° 2
 
Par J.F. meslin
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Dimanche 15 janvier 2006
 
 
Ne suis-je plus qu’une fleur fanée ?
Ne suis-je plus qu’un soleil d’hiver ?
Qui ne réchauffe plus ton cœur,
Qui ne réchauffe plus ton corps.
 
Ne suis-je plus ton chevalier servant,
Que tu regardais t’admirer ?
Ne suis-je plus ton enfant,
Que tu berçais en chantant ?
 
Ne suis-je plus ce doux rêveur,
Qui regardait la mer dans tes yeux ?
Ne suis-je plus ce voyageur,
Qui te décrochais la lune ?
 
 
Ne suis-je plus, qu’une fleur fanée ?
Ne suis-je plus, qu’une feuille morte ?
Qu’on jette au bord du chemin,
Qui se meurt en son automne.
 
 
Ne suis-je plus ce conteur,
Qui t’inventait des histoires
Ou tu étais l’héroïne et moi ton sauveur ?
 
Ne suis-je plus ton poète,
Qui t’écrivais des billets enflammés ?
Et que tu relisais cent fois sans te lasser.
 
Ne suis-je plus rien,
Qu’une fleur fanée.
Ne suis-je plus rien,
Qu’une feuille morte.
Ne suis-je plus rien,
Qu’un soleil d’hiver.
Qui ne réchauffe plus ton cœur.
Cahier de la poésie N°2
 
 
 
Par J.F. meslin
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