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texte illustré

Vendredi 7 avril 2006

Un insecte géant rampe sous les sous bois.

Comme un crabe il prend la posture.

Les chiens abois, les biches courent

Il ne fera pas peur aux Fourmies,

Qui dessous feront leur demeure. Pour les protéger     il restera immobile.

 

 

 

 

Par J.F. meslin
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Vendredi 7 avril 2006
Les troncs s’élancent sur un tapis de fleurs éphémères
Les jonquilles annoncent le printemps.
Quand ils auront dit leurs messages,
Elles disparaîtront jusqu’au printemps prochain.
 
 
Par J.F. meslin
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Vendredi 7 avril 2006
Prêt à s’envoler, l’oiseau se débattait encore,
lorsqu’il fut figer par un mauvais sort,
en écorce pour l’éternité.
 à moins qu’une princesse, qui passera par là,
 le change par un baiser, en prince charment.
Par J.F. meslin
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Samedi 25 novembre 2006
 
 
 
 
 
Il vola sans sa permission, ses moustaches à la souris,
La chouette lui apporta ses yeux de nuit.
Mais l’oiseau refusa obstinément, de lui donner ses ailes,
Il ne voulait pas se faire croquer.
Le chien par contre, accepta de lui prêter son odora.
En échange ils se promirent de partager,  
Le gîte et le couvert chez l’humain.
Ayant besoin de grandes oreilles, l’animal,
Pour tout entendre, sans dérangement,
La fouine lui apporta ses pavillons pointus,
Qui lui amènent de loin, les cris les plus aigus.
Des griffes pour se défendre,
Comme son cousin le lion, rêva-t-il.
Je veux bien mais à une condition,
Qu’elles se rétractent afin de faire pattes de velours.
Pour la peine, la zibeline donna sa fourrure.
À lui, personne ne la lui dérobera, pour fabriquer des chaperons.
Il n’eut besoin de personne pour inventer le ronronnement.
Voilà un animal indépendant et caressant, se dit l’auteur.
Même noir il ne sort pas de l’enfer.
Le chat est bâti, il peut partir,
Sans état d’âme, il se construira neuf vies,
Sans demander l’aumône, il est trop fier.
Mais taisez-vous il est là !
Il se cache, c’est un pudique.
Il dort à mes côtés, m’a soufflé ces quelques mots.
 
J.F. Meslin
 
 
 
 
Par J.F. meslin
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Mercredi 25 avril 2007
 
 
 
En cet automne, le lierre roux grimpait le long des murs en ruine. C’était la dernière maison du bourg avant les champs, seuls les enfants, les chats et les oiseaux la visitaient encore. Il se disait qu’au temps de sa splendeur, cette maison appartenait à un rebouteux, un peu médecin, un peu sorcier, qui donnait un coup de main aux femmes, qui désiraient mettre un frein à la surpopulation enfantine. Il disparut après la grande guerre vers les années 1919 ou 20, personne ne se souvenait Un jour la porte resta close, et le lierre grimpait librement sur le mur, rentrait dans la maison par les vitres cassées. On disait qu’il la mangeait.
Personne ne revit le rebouteux, seule la vieille mère Maurice, toute recourbée, en revenant de battre la campagne à la recherche de quelques pommes de terre laissés par les tracteurs dans les champs, se rappelait encore des mardis après midi, ou petite fille, elle servait le thé à cinq heures au médecin et à une femme le visage caché par une voilette et en crinoline. C’était rarement la même, celle-là était brune, la semaine dernière, la précédente était blonde. La petite fille, qui ne s’appelait pas encore madame Maurice, comprit un jour que ce n’était pas ses femmes, mais ses clientes qui venaient chercher le réconfort après une opération délicate qu’ils chuchotaient à mi voix. La femme riait, embrassait la petite fille, puis ayant bu son breuvage, le petit doigt en l’air, la main gantée, disparaissait à tout jamais. Madame Maurice se rappelait aussi de la bonne, une grosse femme d’âge mure, pour la remercier d’avoir servi son invitée, lui donnait une brioche qu’elle dégustait dans la cuisine. Jamais plus elle en mangerait de meilleur.
Madame Maurice n’avait jamais remis les pieds dans la propreté aux grilles vermoulus qu’il serait facile de franchir, c’était presque un tabou, un sanctuaire qu’elle se refusait de franchir.
Ce soir-là, elle revint des champs, n’avait rien trouvé à manger, sa cabane où elle vivait était vide, elle pensait qu’elle allait mourir de faim.
Elle s’arrêta devant la maison en ruine et osa. Elle osa franchir le seul, rentra dans la grande pièce ou petite fille elle servait les belles dames. Rien ne rappelait la splendeur du passées, tout était gris et en ruine. Le lierre roux rentrait par la fenêtre brisée, donnait une couleur sombre et trouble. La tête lui tournait, elle s’évanouit en s’agrippant aux branches.
Lorsqu’elle se réveilla, la pièce avait retrouvé sa splendeur avec ses dorures, ses rideaux de velours, la table était mise, le thé était servi, des morceaux de brioche déposés dans une soucoupe. Elle croyait rêver. Elle tendit la main, la brioche paraissait bien réelle et le thé chaud. Elle mangea et bu, se brûla la langue. Elle aperçut la silhouette du rebouteux et une de ses dames, elle les entendait chuchoter et rire, la dame la regardait manger. Madame Maurice se sentait redevenir petite fille. Le thé était trop fort elle sentit qu’elle tombait dans un profond sommeille. Lorsqu’elle se réveilla la pièce avait retrouvé son aspect de ruine, mais elle n’avait plus faim et sentait la chaleur du thé sur sa langue. La branche du lierre roux, sur laquelle elle s’était appuyée avait disparu.
 
J.F.Meslin
Avril 2007
 
Par J.F. meslin
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Lundi 14 mai 2007
 
Vous prenez un oeuf, n’importe quel œuf… de poule d’oie ou de canard…. Hun ? Les canards ne pondent pas d’œuf ? c’est quoi le geste que vous me faites là, Mademoiselle Fantine ? Ah oui une canne… C’est comme vous voulez, même une autruche ferait l’affaire du moment qu’elle pond des œufs. Bon vous me suivez ? Même au fond de la classe ? J’entends comme un bruit de moteur. Ah c’est Jonathan qui dort prêt du radiateur… Bon continuons… À coter de l’œuf vous mettez le volatile adéquat… Si c’est un œuf de poule, une poule, si c’est un œuf de cana… Pardon, de cane, une cane, etc.
Et maintenant vous allez me construire l’équation pour me prouver que la poule à précéder l’œuf, puis vous me calculerez la probabilité que l’œuf a précédé la poule ou vice versa. Au boulot les enfants ! Pendant ce temps, je vais dans le couloir en griller une ! Et ne mettez pas vingt-deux ans pour résoudre ce problème.
 
 D’un coup de coude sa voisine Fantine réveilla Jonathan, qui n’avait rien entendu de l’énoncé du prof.
— C’est l’œuf ou la poule ? demanda Fantine.
— C’est la poule répondit le garçon, sinon comment l’oeuf pourrait-il être pondu ?
— Mais alors comment est née la poule ?
— Par l’opération du Saint-Esprit ! donne-moi plus tôt l’énoncé du problème.
— Mais c’est ça !
S’ensuivit une discussion entre les deux élèves, qui dégénéra en une bagarre générale. C’est au moment où les tenant de la poule allaient prendre le dessus sur le camp de l’œuf qui s’étaient réfugiés derrières les tables qui leurs servaient de barricade, afin de se défendre contre le bombardement de boulettes de papier, que le proviseur rentra avec un surveillant, pour remettre de l’ordre dans les corps et les esprits, et renvoya le prof à ses chères études. Fantine et Jonathan continuaient à se bombarder, eurent droit à deux heures de colle, ce qui créa des liens entre eux.
 
 
Vingt-deux ans plus tard, Jonathan et Fantine riaient à la terrasse d’un café parisien en se remémorant l’énoncé du problème de leur professeur de lycée d’alors. Toute la classe avait oublié qu’un détail, on était un premier avril, et quelques forts en math commençaient à plancher sur le sujet, alignant des chiffres en tirant la langue.
— Tu te souviens du nom du prof ? demanda Fantine.
— Oui il s’appelait Poulet !
 
 
 
Par J.F. meslin
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Dimanche 20 mai 2007
 
 
Dame la Puce voyageait tranquille,
À dos de chien qui l’emmenait docile,
Lorsque des manants sans mobile,
Surgissant de sous les futaies,
Attaquèrent à coups de bâtons sa monture.
Holà, la compagnie, rugie Dame la Puce,
Que vous à donc faite cette pauvre bête,
Qui gentiment, me conduisait chez ma commère la crevette ?
Nous ne savions pas quelle était votre destinée,
Répondit un des malandrin.
Nous n’avions perçu qu’un chien sans collier,
Qui divaguait de par les sentiers,
Mais si vous allez chez la crevette ma voisine,
Je vous conduirais bien volontiers,
Mais à une condition je vous vous pris,
Ne me chatouillez pas, comme une de vos congénère,
Qui par ma foi, je dus me gratter jusqu’au sang, après son passage.
Je vous promets de ne pas vous sucez, répondit la Puce,
Si vous me conduisez de suite chez ma commère la crevette.
Ainsi fut fait, elle sauta sur le bras du croquent,
Qui courait vers le but de leur destiner.
Mais dame la Puce, par la faim, dû à la longueur du voyage,
N’y tenant plus, suça discrètement un peu de sang du manent,
Qui se gratta de telle sorte, que la puce se perdit dans les taillis.
 
 
 
Commère la crevette, se faisait une fête,
De recevoir dame la Puce, son amie de tontine.
Elle préparait sans retard, un repas digne de ce nom.
Une tourte aux maquereaux mijotait sur le feu.
Elle attendait le canin qui devait la transporter.
Nul aboiement ne la prévenait de son arrivée.
La tourte sur le feu, bientôt devint cramoisi.
Commère la crevette, virait, s’impatientait.
Tournait en rond autour du pot,
Que faisait dame la puce en cour du chemin ?
L’heure du dernier chien passait, en sombre pressentiment.
Elle devait s’attarder en babillage dans quelques bosquets.
Ou une mauvaise rencontre qui la fit sauter,
À moins qu’elle oublia de descendre à la bonne station ?
En moralité elle se dit :
Les puces sont de bien mauvais sir, qui oublient leur rendez-vous,
Plus jamais je ne fréquenterais des ces gens-là.
La prochaine fois j’inviterais mère la baleine,
Qui a du goût pour nous autres, les crevettes.
 
                                                       
 
Par J.F. meslin
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Lundi 3 décembre 2007

jean-de-la-fontaine.jpg



Un drôle de bonhomme.
 
Allant d’un pas alerte sous les futaies,
Je suivais mon chien en chasse d’un furet.
Lorsque j’aperçus, au-delà du chemin
Un drôle de bonhomme allongé dans les herbes.
Je le crus malade, je cours lui porter secours.
Me voyant marcher en sa direction,
Il se fâcha d’être dérangé.
D’une main il me demanda de refluer.
Je m’aperçus alors qu’il avait une drôle de contenance,
Une perruque le rendait confondant au Roi-Soleil.
Je m’acquis de ce drôle couvre-chef.
Il me répondit d’une voix chuchotante,
Que s’était moi, qui m’enfilais comme l’as de pic.
Et que le sujet n’était pas dans notre accoutrement,
Mais bien dans l’observation,
Qu’il suivait courbé sur une fleur des champs.
Une abeille désirait butiner,
Un frelon l’ennuyait dans sa tache,
L’inconnue observait à la loupe,
Ne perdait rien du ballet des mouches.
Faisait son miel de ce qu’il voyait.
Ne voyez-vous pas une belle fable ?
Que j’écrirais d’une plume aimable ?
Me manda le personnage, en se relevant.
Sans attendre une éventuelle répartie,
Sans plus un regard sur moi et mon chien,
Disparue sous les taillis en chantonnent comme une cigale.
Je me dis, j’avais eu une apparition d’un autre monde,
Bien sûr, Monsieur de La Fontaine, je vous ai bien reconnu.
 
(c) J.F.

Granville-renard.jpg
Par J.F. meslin
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Vendredi 3 octobre 2008


Octobre, tu rentres en tes terres,

Brouillard du temps qui trépasse.

La nuit fraîche descend vite,

La pluie fine te tient au corps,

La rougeur des arbres donne ses derniers feux,

Feuille morte en terre, couleurs giboyeuses,

Biche et lapin se cachent des chasseurs dans les taillis

Les châtaignes et champignons se ramassent en sous-bois,

C'est l'heure des provisions pour l'hiver.

Demain  arrive, sors ton manteau.

 

Par J.F. meslin
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