Dame la Puce voyageait tranquille,
À dos de chien qui l’emmenait docile,
Lorsque des manants sans mobile,
Surgissant de sous les futaies,
Attaquèrent à coups de bâtons sa monture.
Holà, la compagnie, rugie Dame la Puce,
Que vous à donc faite cette pauvre bête,
Qui gentiment, me conduisait chez ma commère la crevette ?
Nous ne savions pas quelle était votre destinée,
Répondit un des malandrin.
Nous n’avions perçu qu’un chien sans collier,
Qui divaguait de par les sentiers,
Mais si vous allez chez la crevette ma voisine,
Je vous conduirais bien volontiers,
Mais à une condition je vous vous pris,
Ne me chatouillez pas, comme une de vos congénère,
Qui par ma foi, je dus me gratter jusqu’au sang, après son passage.
Je vous promets de ne pas vous sucez, répondit la Puce,
Si vous me conduisez de suite chez ma commère la crevette.
Ainsi fut fait, elle sauta sur le bras du croquent,
Qui courait vers le but de leur destiner.
Mais dame la Puce, par la faim, dû à la longueur du voyage,
N’y tenant plus, suça discrètement un peu de sang du manent,
Qui se gratta de telle sorte, que la puce se perdit dans les taillis.
Commère la crevette, se faisait une fête,
De recevoir dame la Puce, son amie de tontine.
Elle préparait sans retard, un repas digne de ce nom.
Une tourte aux maquereaux mijotait sur le feu.
Elle attendait le canin qui devait la transporter.
Nul aboiement ne la prévenait de son arrivée.
La tourte sur le feu, bientôt devint cramoisi.
Commère la crevette, virait, s’impatientait.
Tournait en rond autour du pot,
Que faisait dame la puce en cour du chemin ?
L’heure du dernier chien passait, en sombre pressentiment.
Elle devait s’attarder en babillage dans quelques bosquets.
Ou une mauvaise rencontre qui la fit sauter,
À moins qu’elle oublia de descendre à la bonne station ?
En moralité elle se dit :
Les puces sont de bien mauvais sir, qui oublient leur rendez-vous,
Plus jamais je ne fréquenterais des ces gens-là.
La prochaine fois j’inviterais mère la baleine,
Qui a du goût pour nous autres, les crevettes.